Test de Stroop en ligne
Le mot dit une couleur, l’encre en dit une autre. C’est l’encre qu’il faut nommer — et c’est étonnamment difficile. Ici tu peux faire le test de Stroop en ligne, gratuit et sans inscription : la tâche classique mot-couleur, 20 essais, une minute environ, tout dans ton navigateur. Il te dit en millisecondes ce que l’effet Stroop t’a coûté, et il dit en clair si ce coût est grand ou petit. Cette version est faite pour des adultes.
Faire le test
Appuie sur la couleur dans laquelle le mot est imprimé. Les touches 1 à 4 marchent aussi.
Appuie sur le chiffre de plus grande valeur, quelle que soit sa taille. Les touches 1 et 2 marchent aussi.
PRÊT
0
ms d’interférence
Les essais en conflit ne t’ont presque pas ralenti. Sur un passage aussi court, ça peut être de la chance autant que du contrôle — refais-en un avant d’y croire.
C’est le résultat ordinaire : l’écart est ce que la tâche est faite pour produire, donc le voir signifie que le test a marché, pas que tu t’en es mal sorti.
Les essais en conflit t’ont coûté du temps, pour de bon. C’est courant quand on est fatigué, pressé, ou qu’on découvre la tâche.
Sur la plupart des essais en conflit, la réponse automatique est partie avant toi. Répondre un peu plus posément réduit ça plus sûrement que d’essayer d’aller plus vite.
Chaque essai en conflit a dû être combattu. Un moment de distraction déplace beaucoup ce chiffre, donc un autre passage vaut mieux avant d’en tirer quoi que ce soit.
Trop peu de réponses exploitables pour comparer les deux conditions. Il faut deux ou trois bonnes réponses de chaque type — ça vaut un autre passage.
ms = millisecondes, du moment où le stimulus apparaît à ton appui. C’est le coût de l’interférence : ta moyenne sur les essais en conflit moins celle des essais concordants.
- Concordants
- —
- En conflit
- —
- Justes
- —
Il faut voir les couleurs — la tâche est impossible sans distinguer l’encre. Quand un passage se termine, il nous est envoyé : ses temps, le conflit joué, si chaque réponse était juste, le périphérique et la langue de cette page — pour que le graphique de tous les passages puisse exister ; rien qui t’identifie n’est envoyé avec lui.
Aucune vision des couleurs requise et aucun mot à l’écran — les chiffres sont toute la tâche. Quand un passage se termine, il nous est envoyé : ses temps, le conflit joué, si chaque réponse était juste, le périphérique et la langue de cette page — pour que le graphique de tous les passages puisse exister ; rien qui t’identifie n’est envoyé avec lui.
C’était un passage isolé. Dans l’app, cela devient une courte séance quotidienne, avec un Focus Index à la clé.
Pointe l’appareil photo vers le code — l’App Store s’ouvre.
Que mesure le test de Stroop ?
Deux choses se passent quand un mot de couleur apparaît dans la mauvaise couleur. Lire le mot, tu l’as fait tant de fois que ça se fait tout seul ; nommer une couleur n’est pas entraîné, et de loin, au même point.
BLEU
Le mot et l’encre disent la même chose. Rien à inhiber, la réponse sort directement.
plus rapideBLEU
Tu as déjà lu « bleu », mais la réponse est rouge. Il faut d’abord mettre la lecture de côté.
plus lentSchéma — l’écart entre ces deux barres, c’est exactement le nombre que le test ci-dessus te donne.
Ce délai, c’est l’effet Stroop. Les psychologues y voient une fenêtre sur l’attention sélective et le contrôle inhibiteur : tenir à l’écart une réponse forte mais inutile pour laisser passer une réponse plus faible et juste.
Deux conflits : la couleur ou les nombres
Le sélecteur au-dessus du test change ce qui s’oppose à quoi. La mesure, elle, ne change pas du tout : les mêmes 20 essais, les mêmes deux conditions, le même écart en millisecondes.
Couleur est la tâche de Stroop elle-même — le mot dit une couleur, l’encre en dit une autre, et la lecture gêne la dénomination. Numérique remplace les mots par deux chiffres imprimés à des tailles différentes et demande lequel vaut le plus. Sur les essais concordants, la plus grande valeur est aussi le plus gros chiffre ; sur les essais en conflit, le plus gros chiffre est le plus petit nombre, et il faut retenir la taille comme on retient le mot dans la version couleur. C’est la variante taille–valeur que les psychologues appellent le Stroop numérique.
Deux raisons de l’avoir. Elle ne demande aucune vision des couleurs, donc elle est jouable par tous ceux pour qui la version couleur n’est pas un test équitable au départ. Et elle ne met aucun mot à l’écran — toute la tâche tient en deux chiffres et deux flèches — ce qui en fait la seule version de ce test identique dans toutes les langues que nous publions. Changer de conflit vide le plateau : un passage à moitié fait sous un conflit n’est pas un résultat sous l’autre.
D’où ça vient
- 1886
Les mots battent les couleurs
James McKeen Cattell rapporte qu’on lit un mot imprimé nettement plus vite qu’on ne nomme une couleur qu’on nous montre. Personne ne met encore les deux en conflit.
- 1935
Stroop les fait s’affronter
John Ridley Stroop publie Studies of interference in serial verbal reactions, tiré de sa thèse au George Peabody College. Ses participants lisaient des planches entières à voix haute ; celle où les mots et les encres se contredisaient prenait bien plus de temps que la planche simple.
- Depuis
L’un des résultats les plus reproduits de la psychologie
L’effet tient depuis quatre-vingt-dix ans, à travers les langues, les tranches d’âge et des technologies d’affichage qui n’existaient pas quand Stroop l’a mesuré. Des versions de la tâche figurent encore aujourd’hui dans des batteries d’évaluation clinique.
Comment lire ton résultat
Tu obtiens un chiffre principal et deux chiffres d’appui. Ils ne valent quelque chose que lus ensemble.
-
L’écart
Ta moyenne sur les essais en conflit moins ta moyenne sur les concordants. La soustraction enlève la vitesse que tu as en général et ne laisse que ce que le conflit t’a coûté.
-
Les deux moyennes
Affichées séparément pour que tu voies quel côté a bougé. Les deux élevées, c’est que tu prenais ton temps ; seule celle des essais en conflit élevée, c’est l’effet à l’état pur.
-
Bonnes réponses
Sur 20. Un petit écart obtenu en appuyant vite et à côté n’est pas le même résultat qu’un petit écart avec tout juste — seul le second veut dire quelque chose.
Sous le nombre, le test nomme aussi la taille de l’effet — de minimale à très forte, sur cinq paliers. C’est une description de ce passage-ci et de rien d’autre : elle dit à quel point ton propre écart était grand, jamais comment tu te situes par rapport à qui que ce soit. La comparaison que nous publions, c’est la forme de tous les passages, pas une place dans une file — l’encart plus bas dit pourquoi c’est ici la distinction honnête.
Comme l’écart est une différence, quelqu’un de rapide et quelqu’un de lent peuvent obtenir exactement la même interférence — et c’est précisément pour ça que c’est lui, et non la vitesse brute, qui vaut la peine d’être suivi. Un écart positif est le résultat normal : c’est ce que la tâche est faite pour produire, et le voir signifie que le test a marché, pas que tu t’en es mal sorti. Un écart proche de zéro sur un passage court est plus souvent du bruit qu’une trouvaille ; refais-en un avant d’y croire.
Voir où tombent tous les passages
Ce que cette version ne peut pas te dire
-
C’est court
20 essais suffisent à sentir l’effet et à obtenir un ordre de grandeur, pas à obtenir une mesure stable. Les versions de recherche en font plusieurs fois plus.
-
Ton matériel est dans le chiffre
Écran tactile ou souris, latence d’affichage, tout ce que le navigateur fait par ailleurs — tout ça atterrit dans les millisecondes. Compare tes passages entre eux, sur le même appareil, jamais à ceux de quelqu’un d’autre.
-
Appuyer n’est pas parler
L’original demandait de dire la couleur à voix haute. Choisir parmi quatre pastilles ajoute une décision que la parole n’a pas, donc les valeurs d’ici sont sur une autre échelle que les normes publiées sur planches.
-
Ce n’est pas un diagnostic
La tâche de Stroop figure dans des batteries cliniques, mais toujours à côté d’autres mesures et interprétée par quelqu’un de qualifié. Un passage lent ici veut dire que tu as fait un passage lent ici.
Questions sur le test de Stroop
Qu’est-ce qu’un bon score au test de Stroop ?
Il n’y a pas de chiffre unique, et quiconque en cite un pour un test dans un navigateur est en train de deviner. La taille de l’effet dépend du nombre d’essais, du fait que tu répondes à la voix ou par un bouton, de ton appareil de saisie et de ta fatigue. Ce qui a du sens, c’est ton propre écart sur plusieurs passages avec le même matériel : un écart plus petit signifie que le mot en conflit t’a moins coûté.
Pourquoi le mot en conflit me ralentit-il ?
Pour un lecteur fluide, lire est quasi automatique — le mot est traité que tu le veuilles ou non. Nommer une couleur ne l’est pas, et de loin. Quand les deux se contredisent, le processus le plus rapide et le mieux entraîné arrive le premier avec la mauvaise réponse et doit être inhibé, et cette inhibition prend du temps. L’écart que tu mesures en est le prix.
Qu’est-ce que le Stroop numérique ?
C’est la même interférence, la taille remplaçant l’encre. Deux chiffres apparaissent à des tailles physiques différentes et tu appuies sur celui de plus grande valeur ; sur les essais en conflit, le chiffre physiquement plus gros est le plus petit nombre, et sa taille doit être retenue comme l’est un mot dans la version couleur. Le sélecteur au-dessus du test la lance : mêmes 20 essais, mêmes deux moyennes de condition, même écart. Elle ne demande aucune vision des couleurs et ne met aucun mot à l’écran — juste deux chiffres et deux flèches — donc ce que tu vois est identique dans toutes les langues.
Est-ce le même test que l’original de 1935 ?
Non, et la différence compte. Stroop faisait lire des planches entières à voix haute et chronométrait la planche. Cette version montre un mot à la fois et tu réponds en appuyant sur une couleur, ce qui ajoute une étape de choix entre quatre boutons que la parole n’a pas. Elle reproduit l’effet de façon fiable, mais les valeurs en millisecondes ne sont pas comparables aux normes publiées sur planches.
Est-ce que s’entraîner fait disparaître l’effet ?
L’effet diminue à mesure que tu t’habitues à la tâche, et l’essentiel de ce gain, c’est toi qui deviens meilleur à ce test précis, pas à l’attention en général. Savoir si un entraînement de type Stroop se transfère à la concentration de tous les jours est réellement débattu chez les chercheurs — nous préférons le dire plutôt que de te vendre une promesse.
Comment faire le test de Stroop ?
Un mot de couleur apparaît, imprimé dans une encre qui le contredit le plus souvent, et tu réponds par l’encre — pas par le mot. Appuie sur l’un des quatre boutons de couleur, ou sur les touches 1 à 4 si tu es au clavier. Il n’y a rien à régler et pas de bloc d’entraînement : le passage fait 20 essais, prend environ une minute, et le résultat s’affiche dès la dernière réponse.
Le test de Stroop sert-il à dépister le TDAH ?
Non, et une version dans un onglet de navigateur encore moins. Les tâches de Stroop apparaissent bien dans des batteries cliniques et de recherche où l’attention est évaluée, mais toujours à côté d’autres mesures, passées dans des conditions contrôlées et interprétées par quelqu’un de qualifié — et un grand écart, à lui seul, n’identifie aucun trouble. Si ton attention t’inquiète, cette page n’est pas l’endroit où trouver une réponse ; un clinicien, si.
Quelles sont les variantes émotionnelle et numérique du Stroop ?
Toutes deux gardent l’idée et changent ce qui entre en conflit. Le Stroop émotionnel remplace les mots de couleur par des mots chargés d’émotion et demande quand même l’encre, l’idée étant qu’un mot qui te touche est plus difficile à ignorer. Le Stroop numérique oppose la quantité à la taille — un petit 8 à côté d’un grand 3 — et demande lequel est numériquement le plus grand. Cette page propose la version mot-couleur classique et la version numérique, sous le sélecteur au-dessus du test. L’émotionnelle est celle que nous ne publions pas : charger des mots de détresse pour mesurer l’attention, ce n’est pas ce qu’une page que tu as ouverte toi-même devrait te faire.
Faut-il un compte ?
Non, et il n’y a rien à quoi s’inscrire. Le test lui-même tourne dans ton navigateur ; quand un passage se termine, ce passage est envoyé pour que le graphique de tous les passages puisse exister. Ce qui part avec, c’est le passage et rien que le passage : ses temps, le conflit joué, si chaque réponse était juste, le périphérique et la langue de cette page. Rien qui t’identifie n’est envoyé, et rien de toi ne survit à l’onglet.
Un passage est un instantané. C’est la tendance qui compte.
Stroop est l’un des 19 jeux de NEURA, joué là-bas contre une difficulté qui s’adapte à toi, où chaque passage alimente un seul Focus Index — ce que tu vois, c’est ton attention qui bouge sur des semaines, pas un chiffre d’un après-midi. C’est la partie qu’une page seule ne peut pas faire.